Un graphique vide et un graphique rempli de zéros ne disent pas la même chose, et un seul des deux peut être vrai. Boomplay transmet les streams et les streams par pays. Il ne transmet pas les enregistrements. Un graphique des enregistrements pour Boomplay doit donc indiquer que la plateforme ne fournit pas cette donnée, plutôt que de tracer une ligne plate à zéro et de vous laisser conclure que pas un auditeur n’a enregistré le disque.
C’est cette distinction qui guide l’ensemble des nouveautés statistiques déployées en juillet. Les statistiques LabelGrid couvrent désormais toutes les plateformes qui nous envoient un flux : Spotify, Apple Music, Deezer, Audiomack, Boomplay, AWA et les trois services Tencent, Kugou, Kuwo et QQ Music. L’activité sociale et UGC autour de votre catalogue s’affiche juste à côté, de SoundCloud à Snapchat en passant par les applications Meta. Le volet streaming devient lui aussi accessible par programmation, via l’API publique et le serveur MCP open source.
Les plateformes qui transmettent des données, et ce que chacune fournit
La distribution ne s’arrête pas à cette liste. Ce sont ici les plateformes dont nous ingérons les flux statistiques, et la nuance a son importance : l’activité d’une plateforme apparaît dans vos relevés de redevances qu’elle publie ou non un tel flux, car relevés et statistiques suivent deux circuits distincts.
| Plateforme | Fréquence | Données transmises |
|---|---|---|
| Spotify | Quotidienne | Le jeu le plus complet : streams, auditeurs, enregistrements, skips, partages, taux d’engagement, sources des streams, appareils, données démographiques |
| Apple Music | Quotidienne | Streams, auditeurs, ajouts à la bibliothèque, ajouts aux playlists éditoriales, Shazams, ainsi que les ventilations par ville et par boutique |
| Deezer | Quotidienne | Streams, géographie, appareils, données démographiques des auditeurs, durée d’écoute moyenne, placements |
| Audiomack | Quotidienne | Streams, auditeurs, enregistrements, géographie |
| Boomplay | Quotidienne | Streams, streams par pays |
| AWA | Quotidienne | Streams |
| Kugou, Kuwo, QQ Music | Hebdomadaire | Streams |
Tout l’intérêt est dans la forme de ce tableau. Les skips, les partages, les sources des streams, l’heure de la journée et le format audio viennent de Spotify seul. Les Shazams, les ajouts à la bibliothèque et les ajouts aux playlists éditoriales viennent d’Apple Music seul, car Shazam est un signal propre à Apple, sans équivalent ailleurs. Les données démographiques des auditeurs, qui comptent des personnes et non des écoutes, viennent de Spotify et de Deezer. Les streams par pays couvrent Spotify, Apple Music, Deezer, Boomplay et Audiomack, mais pas AWA, dont le flux porte des codes de régions japonaises infranationales et non des codes pays ISO. Inutile de retenir tout cela : le tableau de bord indique ce que chaque plateforme prend en charge, et l’API publie la même matrice sous forme de données.
Les placements en playlist suivent la même logique. Les lignes Spotify portent le nom et le propriétaire de la playlist, avec le nombre de streams. Les lignes Apple Music reprennent les playlists éditoriales par leur nom, avec la meilleure position atteinte par le titre, et certaines ne portent aucun nombre d’écoutes, ce qui est alors signalé comme non communiqué. Les lignes Deezer renvoient vers la playlist publique lorsque l’identifiant est reconnu.
Combiner les plateformes, les comparer ou les examiner une à une
Trois modes d’affichage couvrent l’essentiel des usages. Le mode Combiné regroupe toutes les plateformes en un seul chiffre. Le mode Comparaison les met côte à côte, et la comparaison globale intègre d’elle-même les plateformes qui viennent d’être ajoutées : inutile d’inscrire une nouvelle plateforme dans une comparaison existante. Le mode Plateforme unique ouvre le détail complet d’une seule plateforme. Les graphiques s’affichent par jour, par semaine ou par mois, ou en mode automatique. Les meilleures performances sont réparties en onglets, un par métrique, et les placements disposent d’un filtre par plateforme.
Un point par semaine pour les plateformes Tencent
Kugou, Kuwo et QQ Music transmettent leurs données chaque semaine. Chaque semaine donne un point de données par titre, daté du jour que couvre le rapport et portant sur la semaine entière. Nous ne répartissons jamais un total hebdomadaire en valeurs quotidiennes inventées : sur un graphique quotidien, ces trois plateformes n’affichent donc qu’une seule date renseignée par semaine, avec des trous entre chacune.
Ces trous sont corrects, ce ne sont pas des données manquantes. Les totaux sur une période restent exacts, et la fréquence est indiquée dans le tableau de bord comme dans la réponse de l’API, ce qui permet à une intégration de distinguer une plateforme hebdomadaire d’une plateforme sans activité.
Quand une métrique affiche « non disponible »
Dans le tableau de bord, une métrique qu’une plateforme ne transmet pas est signalée comme telle, pour cette plateforme-là. Côté API, la matrice de disponibilité renvoie la cellule sous la forme not_available_for_platform au lieu d’une série de zéros. Le cas le plus parlant se trouve dans la vue des placements : une ligne éditoriale d’Apple Music peut nommer la playlist et la position atteinte par le titre sans aucun nombre d’écoutes à côté. Cela veut dire « non communiqué ». En faire un zéro, c’est changer le sens du chiffre et glisser un faux plancher sous toutes les moyennes qui en découlent.
Les seuils de confidentialité relèvent de la même logique, prise dans l’autre sens. Les ventilations démographiques et géographiques sont k-anonymisées : les cellules sous un seuil minimal d’audience sont purement supprimées, sans catégorie « autres » et sans total publié qui permettrait de retrouver la valeur masquée. C’est souvent dans les ventilations par ville d’Apple et dans les Shazams par ville qu’un catalogue plus modeste le remarque en premier : de bons streams, mais un graphique des villes vide. C’est voulu, et il n’existe aucune dérogation, car l’autre solution reviendrait à publier des informations sur une poignée d’auditeurs identifiables.
Fraîcheur des chiffres, et pourquoi ils bougent
Les plateformes transmettent leurs données avec un décalage, et chaque flux est publié selon son propre calendrier : un jour donné, une métrique peut donc être à jour jusqu’à une date plus récente qu’une autre. Chaque métrique porte ainsi deux dates : une date de couverture, la plus récente pour laquelle elle a des données, et une date de finalisation, la plus récente que l’on peut considérer comme définitive. Tout ce qui se situe entre les deux est encore en cours de remplissage, et le tableau de bord marque ces périodes comme partielles pour qu’une journée à demi remontée ne passe pas pour un effondrement. Attendez-vous à voir le bout de la courbe remonter la prochaine fois que vous la consultez. Une courbe qui décroche à sa date de couverture signifie simplement que la plateforme n’a pas encore transmis les jours suivants.
La profondeur d’historique se partage selon les mêmes lignes que les flux. Spotify et Apple Music remontent sur plusieurs années. Les plateformes ajoutées cette fois-ci (Deezer, Boomplay, AWA, Audiomack et les trois services Tencent) disposent d’un historique qui remonte à fin janvier 2026 environ, quand leurs flux ont commencé à arriver.
L’activité sociale et UGC autour de votre catalogue
Le volet social suit ce que le public fait de votre musique en dehors des DSP, et chaque plateforme en montre une part différente :
- Les lectures SoundCloud, ainsi que les reposts et les favoris, avec les territoires correspondants
- Les créations de contenu Snapchat, c’est-à-dire les utilisations de la musique, ainsi que les vues et la portée par territoire
- Les créations et les vues Instagram et Facebook par territoire, ainsi que la croissance des abonnés et de l’engagement sur le compte de l’artiste
- Les créations et les vues WhatsApp et Messenger par territoire, sans flux de compte associé
- Pour Threads, uniquement les vues et la portée, car son flux porte sur la consommation et non sur les créations
Ces données forment une famille à part, distincte du streaming, avec d’autres flux et un autre axe de plateformes, et elles le restent : une vue UGC ou une création de contenu n’entre jamais dans un total de streams DSP. Elles sont réservées au tableau de bord et volontairement absentes de l’API publique, de sorte qu’une intégration qui lit /analytics/* n’y trouvera jamais de chiffres SoundCloud ou Meta.
Voyez ce que fait votre catalogue, plateforme par plateforme
Les statistiques de streaming de toutes les plateformes qui transmettent des données, dans le tableau de bord et via l’API. L’activité sociale et UGC, dans le tableau de bord.
Découvrir les statistiques37 clés de section, et un endpoint qui les répertorie
Les données de streaming sont disponibles sur l’API publique, limitées à vos propres labels et indexées par ISRC dans le champ d’identifiant. GET /analytics/summary est l’endpoint composite : vous choisissez entre une et douze des 37 clés de section avec le paramètre obligatoire metrics[]. L’omettre renvoie volontairement une erreur 422, et une sélection de plus de douze clés est rejetée. Il faut alors la répartir sur plusieurs requêtes, mises en cache indépendamment. Quinze endpoints autonomes couvrent les séries individuelles, des streams et des auditeurs aux enregistrements, aux skips, au taux d’écoute complète, à la répartition par appareil et par source, sans oublier les ventilations démographiques et géographiques. Les classements donnent un top N filtré par label, artiste, sortie ou titre, et les placements se filtrent par plateforme.
GET /api/public/analytics/summary
?metrics[]=streams
&metrics[]=listeners
&metrics[]=streams-by-country
&filter[platform]=SPOTIFY
&filter[start_date]=2026-01-01
&filter[end_date]=2026-07-01
filter[platform] accepte SPOTIFY, APPLE_MUSIC, DEEZER, BOOMPLAY, AWA, AUDIOMACK, KUGOU, KUWO et QQMUSIC. Si vous l’omettez, la réponse couvre toutes les plateformes pour lesquelles votre compte a des données. Chaque réponse summary indique la fréquence de la plateforme dans meta.platform_cadence et, pour chaque section, les deux dates de fraîcheur dans meta.sections_as_of et meta.sections_complete_through. Un client peut ainsi afficher les dates en cours de remplissage comme provisoires et les tenir à l’écart des totaux de période.
Les plages vont jusqu’à 400 jours sur summary et sur les quinze endpoints de séries, soit une année complète plus une période de comparaison en un seul appel. Les classements et les placements restent limités à 180 jours, car un classement sur une période plus longue ne peut pas être reconstitué honnêtement à partir de fenêtres plus courtes. Les requêtes couvrant plus de 90 jours sont comptabilisées dans un second quota de débit, plus strict, qui s’ajoute à la limite standard des statistiques. Celles de 90 jours ou moins ne sont pas concernées.
Avant de coder en dur le moindre détail par plateforme évoqué plus haut, appelez GET /analytics/availability. Il n’accepte aucun paramètre, il est statique et peut être mis en cache, et il renvoie en une seule réponse toute la matrice sections par plateformes ainsi que la carte des fréquences. Appuyez-vous dessus, et l’arrivée d’une nouvelle plateforme dans le flux devient un changement de données plutôt qu’un changement de code.
Ou demandez à votre assistant
Le serveur MCP de LabelGrid est une fine couche typée au-dessus de cette même API publique : tout client Model Context Protocol, Claude Desktop, Claude Code ou Cursor, peut donc lire directement les performances de votre catalogue. « Lesquels de mes titres ont progressé en Allemagne le mois dernier, et sur quelle plateforme » devient une question que vous posez, au lieu de quatre exports à rapprocher. Cette couche hérite de tout ce qui précède, règles de disponibilité, fréquence hebdomadaire et dates de fraîcheur comprises, et elle hérite aussi des manques : les chiffres sociaux ne sont pas exposés par l’API, ils ne le sont donc pas davantage ici. L’article de lancement du MCP détaille l’installation et le modèle de permissions.
Tout cela est désormais en ligne dans le tableau de bord. Les statistiques, volet avancé compris, sont incluses dans toutes les offres standard, tandis que l’accès à l’API et au MCP relève des offres API de LabelGrid. La page des statistiques détaille ce que fournit chaque plateforme, et la page des tarifs présente la répartition par offre.
Questions fréquentes
Pour quelles plateformes LabelGrid affiche-t-il des statistiques de streaming ?
Spotify, Apple Music, Deezer, Audiomack, Boomplay et AWA transmettent leurs données chaque jour, et les trois services Tencent, Kugou, Kuwo et QQ Music, chaque semaine. Ce sont les plateformes dont LabelGrid ingère les flux statistiques. La distribution ne s’arrête pas là, et l’activité des autres plateformes apparaît tout de même dans vos relevés de redevances, car relevés et statistiques suivent deux circuits distincts.
Pourquoi une plateforme affiche-t-elle une métrique alors qu’une autre indique qu’elle n’est pas disponible ?
Parce que les plateformes ne transmettent pas les mêmes données. Spotify transmet les skips et les partages, ainsi que les sources des streams ; Apple Music, les Shazams, les ajouts à la bibliothèque et les ajouts aux playlists éditoriales ; Deezer et Spotify, les données démographiques des auditeurs ; Boomplay, les streams et les streams par pays ; AWA, les streams. Quand une plateforme ne transmet pas une métrique, LabelGrid l’indique comme non disponible pour cette plateforme au lieu de tracer un zéro. Les ventilations démographiques et géographiques sont en outre k-anonymisées : un petit catalogue peut donc afficher de bons streams alors que son graphique démographique ou son graphique des villes reste vide. Les cellules sous le seuil minimal d’audience sont purement supprimées, sans autre catégorie et sans total qui permettrait de déduire la valeur masquée.
Pourquoi Kugou, Kuwo et QQ Music n’affichent-ils qu’un seul point de données par semaine ?
Ces trois plateformes transmettent leurs données chaque semaine. Chaque semaine produit un point de données par titre, daté du jour que couvre le rapport et portant sur la semaine entière pour ce titre. LabelGrid ne répartit jamais un total hebdomadaire en valeurs quotidiennes inventées : sur un graphique quotidien, vous voyez donc une seule date renseignée par semaine, avec des trous entre chacune. Ces trous sont corrects, ce ne sont pas des données manquantes. Les totaux sur une période restent exacts, et le tableau de bord comme la réponse de l’API indiquent la fréquence.
Pourquoi les chiffres de la semaine dernière ont-ils augmenté après que je les ai consultés ?
Les plateformes transmettent leurs données avec un décalage, et un flux peut livrer une partie d’une journée avant de l’avoir terminée. Chaque métrique porte sa propre date de couverture, c’est-à-dire la date la plus récente pour laquelle elle a des données, et une date de finalisation, c’est-à-dire la date la plus récente que l’on peut considérer comme définitive. Les dates intermédiaires sont encore en cours de remplissage et marquées comme partielles : attendez-vous donc à voir le bout de la courbe remonter lors d’une consultation ultérieure. Une courbe qui décroche à sa date de couverture signifie que la plateforme n’a pas encore transmis les jours suivants, et non que les streams se sont arrêtés.
Puis-je récupérer les statistiques via l’API ou un assistant IA ?
Oui, pour le streaming. L’API publique expose un endpoint composite summary couvrant 37 clés de section, 15 endpoints de séries autonomes, et deux autres pour les classements et les placements. Un endpoint de disponibilité distinct renvoie en un seul appel toute la matrice sections par plateformes et la carte des fréquences. Summary et les séries acceptent des plages allant jusqu’à 400 jours ; les classements et les placements s’arrêtent à 180. Le serveur MCP open source encapsule la même API, si bien qu’un assistant comme Claude ou Cursor lit exactement ce que l’API expose. Les chiffres sociaux et UGC sont réservés au tableau de bord et volontairement absents de l’API publique.